Dimanche 10 février 2008 7 10 /02 /Fév /2008 18:01
La résistance de l'anarcho-syndicalisme allemand au Nazisme
Traduit de " Direkt Aktion ", journal de la F.A.U.D.
 

Un article dont la traduction est tirée du site "increvables anarchistes" . Il donne quelques éclairages sur une partie de l'ancien nom du site (les chroniques de FAUD) mais surtout il évoque la mémoire de ceux qui en Allemagne se sont sacrifiés dans l"indifférence la plus totale
 



Un demi-siècle après, l'action des anarcho-syndicaliste allemands est toujours méconnue en France. Il y a eu au moins 220 000 allemands à être condamnés pendant la période 1933/1939 à des peines de prison et pour le même motif : "préparation d'actes de haute trahison
."

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Si l'on compte aussi ceux qui furent assassinés ou enfermés sans jugement dans des camps de concentration pour opposition au régime, cela suffit pour comprendre l'importance de la résistance à l'intérieur du IIIè Reich.


C'est le 5 novembre 1937 que l'ouvrier de l'industrie automobile Julius Nolden de Duisburg était condamné par le " Tribunal du peuple " de Berlin à une peine de dix ans de réclusion pour " préparation d'une entreprise de haute trahison avec circonstances aggravantes ".

Nolden était à la tête de la FAUD de Rhénanie lorsque cette organisation clandestine fut démantelée par la Gestapo en janvier 1937. Avec lui, quatre vingt huit compagnons et compagnes anarcho-syndicalistes furent alors arrêtés. Ils furent jugés sur place, en Rhénanie, au début de 1938.
 

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Berlin, 1927 manifestion de la FAUD en faveur de Sacco et Vanzetti



La résistance anarcho-syndicaliste dans la Rhénanie


A Duisburg, la FAUD était forte en 1921 d'environ 5 000 membres. Puis le nombre d'adhérents baissa et au moment où Hitler s'empara du pouvoir (en 1933), il ne restait plus que de petits groupes. Par exemple, le nombre de militants actifs sur Duisburg-Sud devait se situer aux environs de 25, et la Bourse du travail régionale pour la Rhénanie comptait 180 à 200 membres à jour de leurs cotisations. 

A son dernier congrès national, qui avait eu lieu à Erfurt au mois de mars 1932, la FAUD avait décidé qu'en cas de prise de pouvoir par les nazis son bureau fédéral à Berlin serait dissous, qu'une direction clandestine serait mise en place à Erfurt et qu'on riposterait par une grève générale immédiate.

Cette dernière décision ne put être mise en pratique : partout, en Allemagne, la FAUD fut décimée par des vagues d'arrestations. En avril ou mai 1933, le docteur Gerhardt Wartenberg réussit, avant de fuir d'Allemagne, à trouver un remplaçant dans ses fonctions de secrétaire de la FAUD en la personne du serrurier Emil Zehner d'Erfurt. Il se réfugia à Amsterdam où il fut accueilli, avec d'autres émigrés allemands, par l'anarcho-syndicaliste hollandais Albert de Jong.

De même, le secrétariat de l'AIT fut transféré aux Pays-Bas en 1933, sans pouvoir empêcher que l'ensemble du courrier et des archives ne tombent entre les mains des nazis. A l'automne 1933, Emil Zehner fut remplacé par Ferdinand Gotze de la Bourse du travail de la province de Saxe, puis par Richard Thiede de Leipzig.


Dans l'ouest de l'Allemagne, fuyant déjà la Gestapo, réapparut Ferdinand Gotze à l'automne 1934. Entre-temps, dans cette région, s'était constitué un groupe clandestin de la FAUD, avec le soutien de la fédération hollandaise de l'AIT : la NSV. De même, en toute hâte, un secrétariat de la FAUD en exil fut mis sur pied à Amsterdam.


Jusqu'à la prise de pouvoir des nazis, l'ouvrier Franz Bungert était à la tête de la fédération de Duisbourg. Sans aucun jugement, il fut interné dès 1933 dans le camp de concentration de Bogermoor. Au bout d'une année, il retrouva sa liberté mais fut dans l'incapacité de mener une quelconque action illégale, à cause de la surveillance permanente dont il était l'objet. Son successeur fut Julius Nolden, métallurgiste alors au chômage et trésorier de la Bourse du travail pour la Rhénanie. Il fut aussi arrêté par la Gestapo, qui soupçonna que sous son activité dans une société d'incinération se cachaient des relations illégales avec d'autres membres de la FAUD.


En juin 1933, peu de temps après sa libération, il rencontra Karolus Heber qui faisait partie de la direction clandestine d'Erfur, afin d'étudier les possibilités d'organiser la fuite des camarades menacés vers la Hollande, ainsi que la mise sur pied d'une organisation de résistance dans la région du Rhin et de la Rhur. Nolden et ses camarades dressèrent un itinéraire d'immigration clandestine vers Amsterdam et diffusèrent de la propagande antifasciste.

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Il apparaît dans les dossiers judiciaires de l'époque que la brochure antinazi qui avait été camouflée sous le titre " Mangez des fruits allemands et vous serez en bonne santé " était si populaire parmi les mineurs que ces derniers s'apostrophaient mutuellement par des : " As-tu mangé aussi des fruits allemands ?"

Après 1935, avec l'amélioration de la situation économique de l'Allemagne, il fut de plus en plus difficile de maintenir une organisation anarcho-syndicaliste illégale. Beaucoup de compagnons retrouvèrent du travail après une longue période de chômage et étaient réticents à s'engager dans la résistance active. La terreur de la Gestapo faisait le reste. De plus, à partir de 1935, il n'arriva plus de propagande en provenance d'Amsterdam.

Le déclenchement de la Révolution espagnole, en 1936, redonna vie au mouvement anarcho-syndicaliste en Allemagne. Nolden multiplia les contacts à Duisburg, Düsseldorf et Cologne, organisa des réunions et lança des collectes pour aider financièrement les camarades espagnols. Dans le même temps, Simon Wehren, d'Aix-la-Chapelle, utilisait le réseau des Bourses du travail de Rhénanie pour essayer de trouver des techniciens volontaires pour aller en Espagne.

En décembre 1936, la Gestapo réussit, grâce à un mouchard infiltré, à découvrir l'existence de groupes dans les villes de Monchengladbach, Dolken et Viersen. Au début de 1937, elle arrêta en peu de temps cinquante anarcho-syndicalistes de Duisburg, de Dusseldorf et de Cologne avec, parmi eux, Julius Nolden.

Quelque temps après, d'autres arrestations suivirent, portant à quatre vingt-neuf le nombre de membres de la FAUD illégale qui se trouvèrent entre les mains de la Gestapo.

L'instruction dura une année. Les compagnons et compagnes furent jugés pour " préparation d'actes de haute trahison " en janvier et février 1938. I1 n'y eut que six acquittements pour absence de preuves, les autres furent condamnés à des peines de prison allant de plusieurs mois jusqu'à six ans de réclusion. Julius Nolden fut enfermé dans le pénitencier de Lüttringhausen d'où il fut libéré par les Alliés le 19 avril 1945.


A la Pentecôte 1947, il se retrouvait à Darmstadt avec d'autres rescapés du groupe de Duisburg pour fonder la Fédération des socialistes libertaires (anarcho-syndicaliste).

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Assassinats de militants en prison


Le tourneur de Duisburg Emil Mahnert qui, d'après le témoignage de quatre codétenus, fut précipité depuis le deuxième étage, par-dessus la main courante intérieure, par un policier tortionnaire.

Le maçon Wilhelm Schmitz mourut aussi en prison le 29 janvier 1944 sans que l'on connaisse les circonstances exactes de sa disparition.

Ernst Holtznagel fut envoyé dans le " bataillon disciplinaire 999 ", de sinistre réputation, et fut tué.

Michael Delissen de Monchengladbach fut battu à mort par la Gestapo dès décembre 1936.

Anton Rosinke de Dusseldorf fut assassiné en février 1937.

L'anarcho-syndicaliste Ernst Binder de Dusseldorf écrivit rétrospectivement, en août 1946 : " Une résistance massive n'ayant pas été possible en 1933, les meilleurs au sein du mouvement ouvrier durent disperser leurs forces dans une guérilla sans espoir. Mais si, de cette expérience douloureuse, les travailleurs tirent l'enseignement que seule une défense unie au moment propice est efficace dans la lutte contre le fascisme, alors les sacrifices n'auront pas été inutiles. "


Direkt Aktion

 

Par PAPACOCA - Publié dans : actualité durable
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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /Fév /2008 11:02
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Paroles prononcées par la Commission Sexta de l'EZLN lors de la clôture de la Première Rencontre continentale des peuples indiens d'Amérique.

Le 14 octobre 2007.

Autorités traditionnelles de la Tribu Yaqui à Vicam,

Dirigeants, représentants, délégués, autorités des peuples originels d'Amérique réunis à l'occasion de cette Première Rencontre des peuples indiens d'Amérique,

Hommes et femmes, enfants et anciens de la Tribu Yaqui,

Observateurs et observatrices du Mexique et du monde,

Travailleuses et travailleurs des moyens de communication,

Sœurs et frères,

Grandes sont les paroles qui ont pu être écoutées dans cette rencontre.

Grands sont les cœurs qui ont soufflé vie à ces paroles.

Les souffrances de nos peuples ont été nommées par ceux-là mêmes qui les éprouvent depuis 515 ans :

– La spoliation et le vol des terres et des ressources naturelles, aujourd'hui revêtus des habits neufs de la "modernité", du "progrès", de la "civilisation", de la "mondialisation" ;

– L'exploitation de centaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants et d'anciens qui renoue avec l'époque et les méthodes des encomiendas et des grandes haciendas des temps où les divers royaumes d'Europe imposèrent leur loi par le sang et par le feu ;

– La répression que les armées, les polices et les groupes paramilitaires emploient, comme seule réponse à nos exigences de justice, identique à la répression que les troupes des conquistadores employèrent pour exterminer des populations entières ;

Le mépris que nous recevons à cause de notre couleur, de notre langue, de notre façon de nous habiller, de nos chants et de nos danses, de nos croyances, de notre culture et de notre histoire, exactement comme il y a 500 ans quand on se demandait si nous étions des animaux qu'il faudrait domestiquer ou des fauves qu'il faudrait exterminer et que l'on se référait à nous en parlant d'inférieurs ;

– Les quatre roues du chariot de l'argent, pour parler les termes des Yaqui, qui roulent à nouveau sur le chemin formé du sang et de la souffrance des peuples indiens du continent.

Comme avant, comme il y a 515 ans, comme il y a 200 ans, comme il y a 100 ans.

Quelque chose a cependant changé.

Jamais auparavant la destruction n'avait atteint un tel degré et n'avait été aussi irrémédiable.

Jamais auparavant la brutalité déployée contre les terres et les personnes n'avait atteint de telles proportions et n'avait été aussi incontrôlable.

Et jamais auparavant la bêtise des mauvais gouvernements dont pâtissent nos pays n'avait été aussi grande et aussi omniprésente.

Parce que ce qu'ils tuent, c'est la terre, la nature, le monde.

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Sans plus aucune logique dans le temps et l'espace, les catastrophes dues aux tremblements de terre, à la sécheresse, aux ouragans ou aux inondations apparaissent aujourd'hui dans l'ensemble de notre planète.

On prétend qu'il s'agit de catastrophes naturelles alors qu'en réalité elles ont été provoquées, par la bêtise sans commune mesure des grands trusts multinationaux et des gouvernements qui sont leurs fidèles serviteurs dans nos pays.

Le fragile équilibre de la nature qui a permis au monde d'exister des millions d'années durant est sur le point d'être à nouveau rompu, mais
cette fois définitivement.

En haut, on ne fait rien, si ce n'est de débiter de belles déclarations aux moyens de communication et de créer d'inutiles commissions.

Ces faux chefs et ces mauvais gouvernements ne sont que des idiots célébrant les maillons de la chaîne qui les tient sous son emprise.

Chaque fois qu'un gouvernement encaisse un prêt de capitaux des fonds
internationaux, il le présente comme une victoire, à grand frais de publicité dans les journaux, les revues, la radio et la télévision.

Nos gouvernements actuels sont les seuls dans toute l'histoire à fêter leur servitude, à la remercier d'exister et à en bénir les mannes.

Et on prétend que ce n'est que pure démocratie que le Commando de la destruction se trouve à la disposition des partis politiques et des caudillos.

"Démocratie électorale", c'est le nom que donnent tous ces chefaillons à la lutte effrénée pour pouvoir vendre notre dignité et poursuivre la catastrophe mondiale.

Là haut, au sein des gouvernements, il n'y a aucun espoir à attendre.

Ni pour nos peuples indiens, ni pour le travailleur de la campagne et de la ville, ni pour la nature.

Pour accompagner cette guerre en règle contre l'humanité, un gigantesque mensonge a été érigé.

On nous dit, on nous répète, on nous inculque, on nous impose que l'histoire du monde devait aboutir à ce lieu où commande l'argent, où ceux d'en haut devaient vaincre et où nous, la couleur de la terre que nous sommes, nous devions perdre.

De sorte que la monarchie de l'argent se présente comme l'aboutissement des temps, la fin de l'histoire, la réalisation de l'humanité.

À l'école, dans les médias, dans les instituts de recherche, dans les livres, le grand mensonge réaménage l'histoire et ce qui va de pair avec elle : l'espace et le temps, c'est-à-dire la géographie et le calendrier.

Ici, sur ces terres qu'ils ont appelée "le nouveau monde", ils ont imposé,leur géographie.

Dès lors, il y eut un "Nord", un "Sud", un "Orient" et un "Occident", qui s'accompagnèrent des signes du pouvoir et de la barbarie.

Les sept points cardinaux de nos ancêtres (l'en haut, l'en bas, en face, l'arrière, un côté, l'autre côté et le centre), furent relégués à l'oubli et à leur place s'installa la géographie d'en haut avec ses divisions, ses frontières, ses passeports, ses "green cards", ses "minuteman", sa police de l'immigration et ses murs frontières.

Ils imposèrent aussi leur calendrier : pour l'en haut, les jours de repos et de relâchement, pour l'en bas, les jours de désespoir et de mort.

Et voilà qu'ils fêtent chaque 12 octobre le "Jour de la découverte de l'Amérique" quand c'est en réalité la date du début de la plus longue guerre de l'histoire de l'humanité, une guerre qui dure depuis 515 ans et qui a pour but de s'emparer de nos territoires et l'extermination de notre sang.

À côté de cette profonde et longue souffrance, on a également nommé la rébellion de notre sang, l'orgueil de notre culture, notre expérience de la résistance, la sagesse des plus anciens d'entre nous.

Dans cette rencontre, il a été regardé en arrière et très loin.

La mémoire a constitué le fil invisible qui unit nos peuples, ainsi que les montagnes qui courent d'un bout à l'autre de notre continent et bordent ces terres.
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Ce que d'aucuns nomment "un songe", "une utopie", "une chose impossible", "de doux désirs", "du délire", "de la folie", ici, sur la terre du Yaqui, on l'a évoqué sur un autre ton, dans une autre idée.

Or il existe un nom pour dire ce dont nous avons parlé et que nous avons écouté dans tant de langues, de temps et de manières.

Il existe un mot qui remonte aux origines de l'humanité, qui montre et définit les luttes des hommes et des femmes de tous les endroits sur cette planète.

Ce mot, c'est "LA LIBERTÉ".

C'est ce que nous voulons en tant que peuples, nations et tribus originels : LA LIBERTÉ.

Or la liberté est incomplète sans la justice et sans la démocratie.

Rien de tout cela ne peut être fondé sur le vol, la spoliation et la destruction de nos territoires, de notre culture, de nos peuples.

Un monde sans chefaillons, voilà ce qui semble impossible à imaginer pour les gens de nos jours.

Comme si la terre avait connu depuis toujours quelqu'un qui impose son pouvoir sur elle et sur les gens qui la travaillent ; comme si le monde ne pouvait jamais être à l'endroit.

Ce sont les peuples premiers qui portent un regard sur leur passé et qui en conservent et préservent la mémoire qui savent pertinemment qu'un monde sans dominants ni dominés est possible, un monde sans capital, un monde meilleur.

Car en effet, quand nous brandissons notre passé, notre histoire et notre mémoire comme étendard, nous ne cherchons pas à revenir aux temps révolus mais à construire un avenir digne, humain.

Nous être rencontrés est la réussite principale de cette réunion.

Il reste encore beaucoup à faire, à discuter, à accorder, à lutter. Mais ce premier pas constituera une bouffée d'air frais pour la souffrance de la couleur de la terre que nous sommes.

Dans le calendrier que nous commençons à égrener, dans la géographie que nous avons convenue, une gigantesque subversion se poursuit.

Aucun manuel n'enseigne ses méthodes et ses moyens, on les trouvera dans aucun livre de recettes, auprès d'aucun dirigeant de pupitre d'écrivain ou d'académie.

En revanche,
il y a l'expérience des peuples originels, à laquelle s'ajoutent aujourd'hui le soutien et la détermination des travailleurs de la ville et de la campagne, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des personnes âgées, des autres amours, des petits garçons et des petites filles; de toutes celles et de tous ceux qui savent que ce monde n'aura plus aucune chance d'exister si ce sont ceux d'en haut qui gagnent cette guerre.

La rébellion qui secouera ce continent n'empruntera pas les voies et le pas des rébellions antérieures qui ont changé le cours de l'histoire : elle sera autre.

Alors, quand s'apaisera le vent dont nous aurons pris la forme, le monde n'aura pas achevé son long voyage, bien au contraire, avec toutes, avec tous
, l'occasion apparaîtra de construire un lendemain où toutes les couleurs que nous sommes auront leur place.

À ce moment du calendrier que nous élaborerons, en ce lieu de la nouvelle géographie que nous édifierons, la Lune modifiera la question qui est sur ses lèvres quand elle point à l'horizon et retrouvera le sourire qui annonce la rencontre de la lumière et des ténèbres.

De Vicam, Sonora, Mexique.

Sous-commandant insurgé Marcos.
Mexique, octobre 2007.

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-- Traduit par Ángel Caído. Diffusé par le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL, Paris
)

 

Par FAUD - Publié dans : actualité durable
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